Introducing Mes Burnes, Australia

Publié le par Ouais_supère

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Bon, allez, celle-là je me la fais.

Pour Bahreïn, j’étais pas chez moi, j’étais pas dedans, la saison débutait trop tôt pour que j’ai la place et surtout l’envie de m’y consacrer. Merde, j’ai une vie, les mecs, figurez-vous.

En plus, j’ai été malade, foutue gastro (je préfère me répandre sur ce blog que sur une cuvette de chiotte, je vous promets), et puis j’ai oublié.

Vous vous en foutez ? Vous avez bien raison. Ceci dit, je l’ai vue, hein, la course de Sakhir. Mais je l’ai oubliée. Vous aussi, non ?

 

Si vous voulez en parler, y a les commentaires, en dessous. Mais comme personne ne lit, je suis au moins sûr de ne pas m’esquinter les doigts à vous apprendre la F1.

 

Melbourne, donc. Longtemps point de départ de le saison de Formule 1 (de 1996 -sinistre année au sinistre doublé des fils de : Hill devant Villeneuve, au secours-, jusqu’en 2005, sacre du rude Ibère devant l’endive paresseuse reine du tonneau dans les caves comme en rallye), cette course avait comme défi emporté d’avance de relever ce soufflet effondré que fut Bahreïn.

 

Et pourtant, comme souvent en F1, il aura fallu que la pluie s’en mêle pour corser un peu cette sauce pleine de fadeur. Et le spectateur lambda de s’extasier sur le spectacle en feu d’artifice de voitures accrochées, endommagées, tournoyantes dans les graviers, stoppées au stand pour changement de pneus, de classements auxquels on ne pigeait plus rien, et de superla(xa)tifs made in TF1. Mais, une fois l’onde évacuée, et la piste asséchée, on a vu ce qu’on devait voir, et ce qu’il faudra s’habituer à voir : une procession où des pilotes enfournant des pelletées de secondes au tour dans les fions dilatés de ceux qui les devançaient se voyaient finalement infoutus de les dépasser une fois le nez dans leurs fesses offertes. Fin de la mascarade, bienvenue dans le monde réel, où seules les pannes de cerveau du régional de l’étape ont permis à ceux qui savent regarder la F1 d’esquisser un demi-sourire, malgré le sentiment de déjà-vu, là aussi.

 

Circulez, y a rien à voir.

 

Allez, puisque décidément vous n’avez rien d’autre à faire qu’à lire des blogs minables traitant d’un sport encore plus anecdotique, c’est parti pour le compte-rendu des performances de nos chers pilotes, écurie par écurie.

 

McLaren :

 

A tout seigneur tout honneur, un grand bravo à Button pour avoir fait éclater au grand jour ce merveilleux paradoxe qu’on ne trouve plus guère qu’en Formule 1 : parce qu’il était désespérément lent, le tenant du titre (si si, souvenez-vous) a remporté cette épreuve. En effet, très vite remonté et enrhumé/oublié par un Hamilton méconnaissable en qualifications et qui souhaitait le plus vite possible effacer cet affront suprême que représente le fait d’être précédé par Sutil et son piano à queue sur une grille de départ, Jenson n’avait plus d’autres solution que la fuite dans les stands pour masquer le rouge qui lui montait aux joues. Mais il lui fallait bien justifier cet arrêt : « hum… euh… ah ! Euh, mettez-moi des… Euh… des pneus slicks ! C’est ça, des pneus slicks, parce que c’est à cause des intermédiaires que je suis lent ». Mais bien sûr. Le temps pour le quidam de constater la pertinence de ce choix en se tapant les cuisses de rire à la vue de la McLaren n°1 dans les graviers, et c’était le coup de théâtre : la pluie, fatiguée de jouer les pompiers de service pour pimenter les week-ends automobiles, décidait de se mettre en grève à durée indéterminée. Et voilà que, la piste séchant, tout le monde se voit obligé de rentrer au stand pour se chausser en sec. Tous sauf… Jenson Button, pour qui c’est déjà fait, et qui se met à aligner les chronos comme d’autres enfilent des perles, c’est toujours plus facile quand les autres ont un handicap, avant de poursuivre son petit bonhomme de chemin, trop lent qu’il est pour esquinter ses gommes, direction le firmament et l’inévitable branlette médiatique préparent ses habituels suppositoires : « coup de maître », « intelligence de course », « nouveau Prost », *rot*.

Hamilton, lui, fut l’éternelle victime, ce week-end : de lui-même, tout d’abord, puisque c’est seulement parce que le ridicule ne tue pas qu’il a finalement pu s’aligner sur la grille de départ après ses performances du samedi. De lui-même encore, lorsque, blotti dans l’aileron arrière de Massa, il se rappelle presque trop tard que ce dernier n’est pas un « ghost pilot » et que lui-même n’est pas en train de jouer à la Playstation 3, et qu’il serait judicieux de déboîter. Victime aussi de Webber, deux fois. Une première fois pour avoir surestimé la capacité de l’australien à tenir une trajectoire, et une seconde pour avoir cru que ce dernier savait anticiper et freiner. Tout ceci sans dommage ou presque, l’anglais avait de toute manière prouvé son incapacité à doubler la Ferrari d’Alonso bien que cette dernière roule sur les jantes et derrière une limasse borgne, son équipier (égal d’un pré-retraité brésilien) avait course gagnée : son honneur était sali à tout jamais. Pire : comme il semble prendre goût à se vautrer dans le pathos, Louis Louis, plutôt que d’assumer sa contre-performance, a cru bon, dans un ultime caprice d’enfant gâté d’accuser son équipe de lui avoir fait perdre la course.

 

Ferrari :

 

Elle est bien, la Ferrari. Elle a l’étoffe d’une championne. Dommage qu’elle soit plus lente que la Red Bull et parfois la McLaren. A son volant, Alonso fit plutôt bonne figure, mais pas tellement preuve de ce fameux port de couilles pour lequel il est célèbre et célébré. Indiscutablement plus rapide que Massa cette fois-ci (le Grand Prix de Bahreïn a juste prouvé qu’il fallait au moins que Felipe soit retenu par son écurie sous prétexte d’économie de moteur pour qu’il ne fasse pas de Fernand une paella sur roulettes), revenu dans son derrière après la nécessaire remontée de ceux qui ont tellement peur du Schumacher à gauche qu’ils en oublient le Button de droite, Alonso n’eut jamais le cran de le dépasser franchement, imparablement. De peur de quoi ? De se fâcher avec qui ? Quelle déception. Encore une fois, il est évident que l’on nous a survendu le caractère de ce pilote, qui, dès la première difficulté de cohabitation, explose en caprice (face à Hamilton, chez McLaren), ou jette l’éponge, pétrifié (ce grand prix). Ses « je ne veux pas le savoir ! » adressés par radio à ceux qui, croyant bien faire, lui donnaient régulièrement l’écart le séparant de Hamilton, n’étaient que la triste démonstration de l’état de panique dans lequel il se trouvait. Pathétique.

Felipe Massa, lui, ne peut mettre à son actif qu’un départ réussi et un joli refus de soumission à son équipier. Le reste du week-end ne fut que lenteur, approximation, incapacité à économiser ses pneus, et, pire, incapacité à doubler une… Renault. On se rend compte à quel point la vie était belle lorsqu’il ne s’agissait pour lui que d’humilier course après course un finlandais mutique et emprunté, mais, cette saison, il lui faudra ouvrir l’œil, et le bon, s’il ne veut pas danser la samba du retraité en duo avec mémé BarriqueAl’Eau.

 

Red Bull :

 

Le gaspillage de point, l’auto-sabordage, lorsque c’est poussé à ce stade, ça devient du talent. Chapeau Red Bull pour ce pathétique spectacle d’autodestruction massive. On a Vettel dans le rôle du Calimero à gueule d’angelot drapé dans sa couche-culotte où il camoufle (plutôt bien) son ambition démesurée d’être Schumacher à la place de Schumacher, Webber dans celui du grand clown au nez rouge, et voilà le second sketch dont ils nous régalent.

Vettel à Melbourne, ou le survol au dessus d’un nid de cons-cons, ça prend des airs de Barheïn, c’est normal, c’est la suite. Et, comme au cinéma, les suites sont toujours moins réussies que l’original. Alors que le scénario du premier opus était plutôt imaginatif (le coup de la panne d’essence déguisée en problème moteur, sublime d’intensité dramatique alors que le jeune allemand assiste impuissant à l’envol de sa victoire et voit ses adversaire un à un lui tourner autour), on droit ici à une resucée au fort goût de déjà-vu, et nul stratagème ne serait cette fois à l’origine du bris mécanique envoyant Sebastian faire quelques châteaux de sable au royaume de ses illusions perdues. Pour la suite, Red Bull parle de resserrer les boulons, Vettel serait d’accord. Puisqu’une suite implique une surenchère pour attirer le chaland, cette fois-ci c’est zéro pointé au compteur, là où le minot était parvenu à sauver quelques meubles deux semaines auparavant.

Le héros local était tiraillé, ce week-end. Webber désirait, pour une fois, un rôle sérieux, lui apportant crédibilité et reconnaissance. Et c’était bien parti, il semblait à l’aise, il était même, probablement, le plus rapide. Oui mais on ne se refait pas, Mark est avant tout un acteur comique qui connaît son Vidéo-Gag Pour les Nuls sur le bout des doigts, et très vite les tics ont repris le dessus. Et c’était reparti pour la gaudriole, mais avec une variante : Skippy cette fois-ci s’essayait au duo façon buddy-movie. Son partenaire ? Lavalse Hamilton, de brêle. Inséparables, l’australopathétique prit un malin plaisir à lui coller au train pendant une bonne partie de la course, l’envoyant au tas par deux fois, avec à la clé une superbe note technique de la part de la FIA et les félicitations de Brian Joubert pour la qualité des gamelles.

 

Mercedes :

 

Nico Rosberg, c’est la constance. Invisible de bout en bout, il eut le talent de n’être nulle part où ça risquait de chauffer, et gagne une place entre samedi et dimanche. Sur le plan de la performance pure, son avance en qualification sur une épave de 41 ans est déjà anéantie, les nuits à venir risquent d’être longues et sans sommeil. Au programme : anti-dépresseurs, coiffeur, spa et french manucure, pour oublier.

Dieu est mort. C’est Alguersuari qui l’a tué. Cette fois-ci. Après une envolée plus que réussie, il fallut une tentative d’assassinat conjointe et à la préméditation mal dissimulée de Button et Alonso pour envoyer le croulant faire ses courses au marché du bon peuple. Tout viagra dehors, Schumacher abandonne corset et minerve et se jette dans la bagarre. Las, 3 ans, en F1, c’est plus que le temps nécessaire pour que les jeunes cons oublient les bonnes manières et le respect dû aux anciens. Que dire de l’irrévérence de Glock, qui, dépassé par Michael et son cabas de légumes à broyer d’où dépassait une boîte de Steradent, se dédouble immédiatement façon « dis donc pépé, tu vas faire la queue, comme tout le monde ». Un coup de canne aussi précis que fulgurant du septuple champion du monde (qui s’y connaît en coups tordus), et le vieux gris renvoyait le blanc-bec à ses études. Mais le pire restait à venir : un petit sauvageon sous sa capuche Red Bull allait passer le reste de la course à tenter de racketter l’ancêtre. Alguersuari, donc, dont la Toro Rosso semblait soudain démesurément large, prit une première fois sa branlée avant que le vioque ne rate son tour de sortie des stands. C’était reparti pour une trentaine de tours. Voilà, Alguersuari tient son heure de gloire, on l’applaudit bien fort mais on espère que son ambition dépasse le simple viol de vieilles dames. Le temps d’effacer le marmot, la course était terminée pour Schumacher, qu’un court duel de fauteuils roulants avec De La Rosa aura probablement eu bien du mal à dérider.

 

Renault :

 

Que s’est-il passé pour Roberta ? Nul ne peut le dire, mais on attend tout de même le contrôle anti-dopage. Mais que les choses semblent faciles, pour le Polonais, depuis qu’il n’a plus de véritable équipier. Qu’elles doivent lui sembler loin, les taules répétées infligées par Heidfeld en 2009, après ses fanfaronades de 2008 et le lobbying scandaleux opéré par son manager avec la complicité niaise des média « spécialisés ». Cette seconde marche du podium, quoi qu’opportuniste et largement due à la difficulté de dépassement autant qu’à la couardise de ceux qui le suivaient, est toutefois à mettre à son crédit. Mais qu’il n’oublie pas, jamais, à quel point la route est longue encore pour faire oublier à quel point sa réputation est usurpée.

Il faut dire un mot de Petrov ? Elimination en Q1, près d’une seconde derrière Robert Doubitchou, 10 tours, un abandon sur tête à queue. Rideau. Quand on pense que d’autres pilotes sont restés sur le carreau cette année, faute de baquets.

 

Sauber :

 

Le ridicule peut tuer. Comme aux essais, l’aileron de Kobayashi s’est fait la male, sans doute s’est-il dit qu’il irait plus vite sans la voiture accrochée derrière, ce qui se comprend. Sauf qu’en course, ça donne un superbe remplissage de caleçon pour Hulkenberg, qui l’a vue de près, la faucheuse. Sinon, le japonais surfe toujours sur sa réputation de jeune fou prometteur, mais aura tout de même du mal à expliquer toute la saison durant pourquoi il ne parvient pas à prendre la mesure de l’autre grabataire du peloton, Pedro à l’Eau De Rose, pilote unanimement reconnu comme lent, toujours aussi falot, plus inexistant que jamais.

 

Force India :

 

Depuis qu’il n’a plus le loisir de se faire démonter Grand Prix après Grand Prix par Fisichella (qui eut le bon goût de suicider sa carrière au volant intérimaire d’une Ferrari), Sutil a pignon sur rue chez Force India, d’autant plus aisément que la voiture semble bien fonctionner et que Liuzzi est nul. Mais pas de moteur, pas de chocolat, les groupies du pianiste dont le pianiste se fout attendront une autre occasion pour le féliciter.

 

Williams :

 

Encore battu par le vieux Barrichello en qualifications (mais ça arrive même aux champions du monde, donc j’imagine que ça n’est pas grave), Hulkenberg n’aura pas à subir le ridicule plus loin que le premier tour, merci Kobayashi. Roubignole, lui, sort d’une course un peu solitaire où il aura probablement eu le temps de réaliser que parfois, même les manipulations de Ross Brawn lui manquent. Alors, Ruru, c’est rigolo, d’être premier pilote, hein ?

 

Toro Rosso :

 

Buemi éliminé par l’habitude de Sauber de fixer ses ailerons au scotch double-face, il ne restait plus qu’Alguersuari pour sauver la course des STR. Celui-ci s’est employé à faire oublier qu’il n’a jamais fait mieux qu’un pilote qui n’a jamais rien fait (Bourdais) en montrant que sa lenteur est supérieure à la vitesse de Schumacher. Bravo l’artiste, mais passe ton bac d’abord, et évite de te répandre en propos onctueux simplement pour éviter les foudres du Divin (il parait qu’il a énormément appris de Schumacher juste en le bloquant comme un porc pendant 40 tours).

 

Lotus :

 

Jarno Trulli est terminé. Fini. Battu par Kovalainen en qualifications, lui, le spécialiste du genre, voilà un affront dont on ne relève pas. Parce que l’humiliation en course, ça le connaît, ça n’est pas le problème. Donc bon, que sa voiture n’ait même pas démarré, à la limite, ça lui fait des vacances et lui évite l’habituel chemin de croix dominical (encore qu’à Bahreïn, Kovalainen n’avait pas non plus fait un pli en course), et ça soulage ceux qui doivent le doubler (95% du plateau, environ). Mais les qualifications. Vivement la Malaisie pour l’annonce de se retraite.

Du coup, c’est Heikki qui s’y est collé tout seul, pour une superbe avant dernière place. La Légende Lotus est en marche, une superbe lutte avec Virgin se profile.

 

Virgin :

 

Je dois me fatiguer à écrire quelque chose à leur sujet ? C’est lent, à peine plus que HRT, Di Grassi est à la ramasse, Glock croit sauver les meubles en « s’offrant » Schumacher avant que ce dernier ne l’oublie littéralement. Mais il est de mise de se prendre d’une affection particulière pour les nouvelles écuries, donc on est prié de faire semblant de s’y intéresser. Merci d’avance.

 

HRT :

 

Ca va mieux. Ils sont à peine moins lents que les Virgin. Et le buzz Senna qui prend déjà du plomb dans l’aile : Chandhok étale toute son inexpérience et sa maladresse mais fait déjà aussi bien que le neveu de l’Autre. Vivement les fils Lauda et Prost, qu’on en finisse.

Publié dans Formula Ouane

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Vieuxjeu 01/04/2010 18:09


C'est sublime, merci ! Ahhh, quelle excellent mauvais esprit, j'ai adoré l'Australopithèque, et aussi Alguersari qui a bcp appris en bloquant le Divin pendant 40 tours comme un porc, c'est très
très bon, continuez je vous prie !
ps: au moins on est sûrs que ce n'est pas BDP /Corin qui écrit, çà nous change (et j'aimais bien Bourdais en plus..). :-D Ciaooo


Ouais_supère 01/04/2010 19:30



Amen.


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