C't'osti d'course de char

Publié le par Ouais_supère

En gros :

 

Elle vous a plu, cette course de pneus ? Oui, parce que nous avons assisté à une course de pneumatiques, là, vous en avez bien conscience. Encore bien plus que d’habitude. Pour l’emporter, fallait-il avoir la meilleure voiture ? Le meilleur pilote ? Cela pouvait aider, en effet, mais l’on a bien vu, au fond, qu’il s’agissait d’une toute autre histoire, puisque sur ce circuit précis, une Ferrari semblait pratiquement valoir une McLaren ou une Red Bull (ce que, je l’espère, vous ne croyez pas un seul instant, n’est-ce pas ?), et, surtout, une Toro Rosso pouvait se hisser jusqu’en tête de file avec un suisse à son volant. En fait, pour l’emporter sur ce tracé de Montréal, ce qu’il était primordial de savoir, c’est à quel moment fallait-il avoir des pneus tendres ou bien des pneus durs, et saisir le moment le plus opportun pour passer des uns aux autres. Point barre.

 

Moi j’aurais tendance à hurler que de toute façon, ils nous emmerdent avec leurs histoires de pneus. Et gnagna tendres, et gnagna durs, et gnagna température, et gnagna graining. Au feu, tout ça, on n’a qu’à supprimer les pneus et puis c’est marre ! Enfin bon, apparemment, le suspense, aussi artificiel soit-il, est à ce prix, donc va pour la pneumotactique.

Et sur cette question-là, on l’a vu, les cerveaux ont fumé dans les paddocks, il s’agissait de faire preuve d’intelligence, de finesse, et de faire parler l’expérience. Le résultat était donc tout à fait prévisible : les Red Bull se sont lamentablement vautrées. Et que l’on ne me ressorte pas cet argument en bois moisi selon lequel le tracé Villeneuve (comment ne pas assister à des courses absurdes avec un tel nom) ne conviendrait pas à leurs monoplaces, parce qu’en ce qui concerne le cas particulier des Red Bull, un circuit qui « ne leur convient pas » est simplement un circuit sur lequel ils ne collent pas plus de 2 dixièmes au tour environ à la concurrence. Parce que, figurez-vous, sans un avantage conséquent, ces gens-là sont incapables de concrétiser. Il faudrait nous voir pleurer sur les modestes performances de Vettel et Webber ? Mais bon sang, ils ont joué la pole position en pneus durs face à Hamilton et Alonso en tendres, et il s’en est fallu de peu pour que Webber détrône le premier. Et Button, 5e sur la grille, il avait la meilleure voiture, aussi ? Non, franchement, Red Bull en 2010, c’est un aveu de handicap intellectuel. On a l’impression de revivre 1997, sauf que Vettel et Webber s’y mettent à deux pour échouer avec leur avion de chasse, là où Villeneuve se débrouillait tout seul avec sa maladresse et son inexpérience. Et en face il y avait Schumacher, n’est-ce pas.

En ces temps où la F1 semble ne plus se résumer qu’à la question technique et technologique, où le facteur humain paraît ne plus tenir qu’une place infime dans l’établissement d’une hiérarchie, on se demande souvent où se loge le « talent pour la F1 ». Celui qui différencie les grands des petits, les puissants des misérables (je parle d’aura, ici). Et même si ce concept a encore du sens. Eh bien, Red Bull nous prouve que toute la technologie et tout le pognon du monde ne suffisent pas à faire gagner des pilotes qui eux-mêmes n’ont pourtant plus grand-chose à prouver de leur vélocité. Il demeure encore un talent, une sorte de fluide mystérieux dont la logique met en échec tous les simulateurs et ordinateurs de la création humaine. Si ce fluide, que l’on aura tôt fait de nommer « intelligence de course » (mais qui à mon sens est encore à l’étroit dans cette appellation), reste extrêmement compliqué à décrire et à isoler, on le remarque à coup sûr lorsqu’il est absent. Il s’observe en négatif, s’éclaire des actes manqués. Et force est de constater qu’il brillait très fort par son absence chez les Taureaux ce week-end, comme d’ailleurs en de trop nombreuses occasions depuis deux ans, et que non, décidément, Red Bull Racing n’est pas une grande écurie de Formule Un.

 

A part ça :

 

Webber la lui a encore collée dedans, en qualifications, sa grosse queue de kangourou, au jeune Vettel. Et ce constat devient de plus en plus embarrassant à expliquer pour le petit Sebastian. Une boîte sabotée plus tard, Mark était invité à rentrer dans le rang, à une position plus conforme aux attentes de son équipe le concernant. Mais, Webber, tel un boomerang, revient systématiquement dans la figure lorsqu’on le jette au loin. Un départ plein d’intuition, quelques bonds, hop, hop, et il avait déjà rejoint la tête de course. Tout ceci en vain, les stratèges de chez Red Bull ayant déjà frappé la course de leurs poulains du sceau de la malédiction, si l’on peut considérer la bêtise crasse comme une malédiction. Sa stratégie « décalée » (rires) vis-à-vis de Vettel aura au moins permis à l’Australo d’entretenir l’illusion d’une victoire possible une vingtaine de tours durant, mais, en contrepartie, elle lui aura interdit de se mêler aux hostilités en fin de course. Avec une stratégie identique à celle de l’Allemand, et lui doté d’une boîte de vitesse neuve (celle deVettel donnait apparemment d’inquiétants signes de faiblesse en fin de course), on peut imaginer qu’il aurait eu la possibilité de filer le train des leaders. A condition, encore, de se faufiler entre les attardés avec plus de maestria que ne le fit son futur génie d’équipier, qui perdit d’une traite une poignée de secondes, et tout espoir de se battre pour la tête. Mais au fait, qu’espéraient-ils, en donnant cette stratégie à Mark ? Que lors de son second relais, avec des pneus durs déjà pas mal usés, il parvienne à créer un gouffre de 20 secondes sur les grognards concurrents dont les gommes comptaient moitié moins de tours ? Quand ils ne chialent pas sur le manque de performance de leur monoplace à Montréal, il me semble qu’ils frôlent carrément l’optimisme béat, dites donc, les hommes de Christian Horner. Enfin bon, deux stratégies, chacune également mauvaise, voilà le tour de force de Red Bull sur ce Grand Prix, et ce à quoi elle se résume.

 

Ah, le beau week-end de McLaren. Il parait qu’il faut glorifier leur séjour Québéquoué ? Eh bien allons-y pour la gloire. Pole position de Lewis Hamilton ? Oui, avec moins d’essence qu’il n’en faut pour rallier le parc fermé, ce qui est pourtant condition sine qua non et avec laquelle toutes, je dis bien toutes les écuries se débrouillent, parce que c’est la règle, justement, mais eux, non. En sus, un tour de passe-passe leur permettant de n’être pénalisés que d’une amende largement honorable pour une équipe avec de tels moyens. L’esprit du règlement, ou même l’esprit sportif, là-dedans ?  Il faudra se torcher avec cette fois-ci. Gloire ensuite à leur choix tactique concernant les pneus : le même que 5 des 8 autres voitures ayant pris part à la Q3, pas exactement très original donc. Gloire enfin à leur sublime vélocité : à peine meilleure que celle des Ferrari, pourtant à la rue depuis… combien de temps déjà ? Et qui pourtant n’attendent d’amélioration majeure que pour Valence. Dans leurs valises, aussi, un arrêt au stand de Hamilton très inférieur à celui d’Alonso, ce qui permet au Rouge de repartir côte à côte avec le Britannique, et de l’avoir au petit jeu de l’intimidation. Hamilton reprendra son bien, mais en ligne droite, grâce au super moulin de chez Merco et merci le F-Duct. Dans la valise particulière de Button, il y aura le souvenir d’une qualification en forme de véritable mise en purée de son amour propre par son propre équipier. En course, si les choses semblent s’équilibrer quelque peu, comment tirer une conclusion définitive étant donné le temps passé par chacun d’eux à économiser ses gommes. Reste qu’en tête du championnat, il y a Hamilton, que celui-ci donne l’impression d’être en phase ascendante, et que si les Buttonophiles auront beau jeu de se retrancher derrière une très hypothétique position d’attente adoptée par leur favori, il viendra un moment où la douloureuse sensation selon laquelle Jenson aurait simplement la tête bien callée sous la botte crottée de son équipier se fera plus intense.

 

Ferrari est de retour. Sortez le champagne, une des voitures Rouges est…3e. Autant offrir un cigare bon marché à Fidel Castro. Et encore, merci Montréal pour avoir nivelé les valeurs. A part ça, l’illusion d’une lutte pour la pole position, une bagarre au coude à coude dans les stands avec Hamilton avant un double enrhumage par les McLaren boys. Et je ne parle que de la meilleure, celle d’Alonso. Parce que celle de Massa, il faudra laisser tomber pour cette saison. Oh, il ne dort pas, c’est le moins que l’on puisse dire, mais dans son empressement à redresser la barre, il fait n’importe quoi. Qualifications compliquées (c’est l’euphémisme pour « branlée »), victime d’une imbécillité de Liuzzi (pléonasme) qui croyait manifestement avoir enclenché le mode « invincibilité » dans un mauvais jeu vidéo, mais « bien remonté » (11e, hein, c’est une remontée de Massa)  par la suite, ce guignol fiche tout en l’air en venant proprement s’empaler sur son mentor Schumacher, pour la modique somme d’un aileron avant. Mais comme ça ne suffisait pas à salir une réputation qu’on situe environ entre un sketch de Mr Bean et un mauvais Pierre Richard, Felipe, en mal de photographies flatteuses, se fait flasher dans les stands en rentrant pour réparation. Alors, Massa jusqu’en 2012, pourquoi ? Est-ce qu’Alonso, finalement, aurait l’intention de ne pas s’éterniser du côté de Maranello, auquel cas Felipe serait l’élément stabilisateur (c’est vrai que les trucs pour stabiliser, en général, c’est planté bien profond dans la terre, en dessous de tout) ? Ou bien Alonso aurait-il pris les reines de l’équipe, exigeant dans un même mouvement une paix royale que manifestement Massa, qu’il le veuille ou non, est à même de lui procurer ? Ou bien Ferrari est-elle consciente que les difficultés du Brésilien ne sont pas de son fait, et misent encore sur lui à l’avenir ? Il n’empêche, à la fin de la saison, il risque d’être bien compliqué de ne pas retenir le fait que jamais, pas une seule fois, Massa n’a semblé en mesure de présenter à Alonso un autre visage que son postérieur offert aux fessées passées, présentes, et à venir.

 

Il faudra un jour que des psychologues compétents se penchent sur l’effet Schumacher. Précisément, sur ce que l’on pourrait appeler le « conditionnement Schumacher ». Lorsqu’à l’écran a lieu un corps à corps un peu musclé entre un pilote lambda et Maïkeul, et que ce combat tourne un peu mal, une sorte de réflexe irrépressible nous fait nous écrier « oh, quel salaud ce Schumacher ! ». Une fois de plus, Michael aura provoqué de véritables crises d’hystéries sur les canapés. Combien de fois, ce week-end ? Kubica, Sutil, Massa… Et pourtant, une fois que toute cette tambouille a refroidi, et qu’on se saisit de Youtube pour analyser les ralentis, ben zut alors, « y avait rien, en fait ». D’ailleurs, malgré trois touchettes, pas une seule fois les commissaires ne l’ont mis en cause. Kubica se montre au moins aussi rugueux que lui, et d’ailleurs le Polonais ne passe pas non plus sa chicane, preuve que Schumacher avait bien tout intérêt à prendre la tangente à gauche. Massa ? La vue en caméra embarquée du Brésilien est accablante pour Felipe. Sutil ? Il veut bien laisser la place pour une autre voiture, Michael, mais plus, faut quand même pas pousser pépé dans les orties (vers la sortie, par contre, c’est à réfléchir).

Il n’empêche, reconnaissez tout de même qu’il est d’une autre trempe (dans la gueule, d’ailleurs, il la leur met) que ses collègues. A chaque fois qu’un pilote approche de Schumacher, on sait que ça va chauffer, et on a le palpitant qui joue comme un roulement de grosse caisse dans notre poitrine. La différence avec les années précédentes, c’est que c’est plus souvent pour dépasser Mr Septuple que le contraire. Sur la piste, dès que l’heure est au combat rapproché, on ne peut pas, jamais, envisager Schumacher comme n’importe lequel de ses congénères. Il faut inventer d’autres trajectoires, faire preuve de plus d’autorité, rassembler tout son sens tactique, sortir ses meilleurs réflexes, et, surtout, prévoir un futal de rechange. En somme, il tire le plateau vers le haut. Et pourtant, que retiendra-t-on de son week-end ? Sa performance arthritique en Q2, le souvenir de l’avoir vu, tel Jesus, distribuer des pains à ses petits camarades, et sa position, loin, tellement loin de là où les points comptent. Ceci dit, on ne lui fera pas non plus l’insulte de l’avoir trouvé bon. Lent, en Q2, il l’était bel et bien. Et s’il était rapide en début de course en pneus durs, sa touchette avec Kubica, qu’il pouvait fort bien éviter, a tout bousillé. Non, vraiment, il est tout cramé, le Vioque, sa prolongation de contrat est la deuxième erreur de Mercedes. La première étant de l’avoir embauché dans de telles conditions.

En ce qui concerne Rosberg, je trouve extrêmement forts de café ceux qui critiquaient le manque d’envergure de Heidfeld et qui chantent aujourd’hui les louanges de ce pauvre petit blondinet. Mais il était où, Nico, après ses brillantes qualifications où même lui semblait gêné de se voir si haut sur une telle poubelle ? Il n’existe pas, ce mec-là, incapable qu’il est de mettre un terme définitif à la carrière d’un grabataire.

 

On a trouvé la nouvelle panacée, c’est le changement de châssis. Résultat, même une tanche comme Liuzzi peut taper une valeur surcotée comme Sutil. Et, avouons-le, ça fait bien plaisir de voir les choses remises correctement en perspective. Sutil n’a jamais été un « top driver », comme on dit avec un chewing-gum dans la bouche pour mieux prononcer. Battu par Fisichella, dont l’Histoire regorge de preuve indiquant qu’il n’est pas un génie du pilotage, et sauf quelques coups d’éclats sur piste humide, Adrian n’a, jamais, rien, prouvé. Lorsque l’on se rappelle qu’un Heidfeld est sur la touche, et aussi des quelques autres talents qui garnissent les tribunes, il y a de quoi s’interroger sur les ambitions de Force India, dont la voiture mérite clairement mieux que cet ersatz de duo, et leur pianiste peut bien nous la jouer en majeur ou en mineur, même en variant le ton, il ne nous fera pas croire à la Légende qu’il a composée pour lui-même. Ceci dit, même si l’on remercie Kubica de son soutien, on ne lui en veut pas au point de tenter de le couper en deux à l’entrée des stands, tout de même.

 

Chez Renault, on commence à mesurer avec précision la validité de leur choix concernant le si convoité second baquet de l’écurie, un siège si confortable que les carrières respectives de Trulli, Fisichella, Piquet Jr et Grosjean s’y sont (définitivement pour certains) assoupies. Vitaly Petrov, donc, échoue en Q2 à 1.2sec de son équipier (une paille, quoi), et saborde deux fois sa course. Pas mal, pour un si jeune loser. On a du mal à lui en vouloir pour son départ anticipé, on sait bien que partir avant tout le monde est sa seule chance d’arriver pas trop longtemps après tout le monde. Mais, hélas, le règlement est ainsi fait, on ne peut pas. Quant à tenter de précipiter la fin de carrière de De La Rosa, c’est une noble intention, dans le cas précis de Petrov, on préfèrerait qu’il commence par balayer devant sa porte où s’accumulent quand même déjà quelques casseroles, voire deux ou trois cuisines équipées, soyons clairs. Quant à Kubica, une manœuvre de bourrin face à Schumacher, une tentative de meurtre sur Sutil punie d’une pénalité, mais 6 points quand même et un meilleur tour en gommes tendres et neuves, ça donne une idée du niveau de la concurrence.

 

Oh, on reparle de Toro Rosso. Il faut dire que leur Suisse a mené la course un tour durant, et qu’il a fini 8e. Non seulement il s’agit de leur meilleur résultat de l’année, mais, surtout, pour une fois, cette équipe brille pour autre chose que les blocages intempestifs d’Alguersuari, qui est un pilote dont l’intérêt est si nul qu’aucune caméra n’est parvenue à capter son accrochage avec Barrichello (pénalité pour l’Espagnol). Et pourtant, celui des deux Taurillons qui se trouve sur la sellette, c’est Buemi, que l’on prie de hausser le ton s’il lui plait, parce que sinon c’est dehors. Et l’on s’interroge. Buemi, rappelez-moi, c’est bien celui sur qui la malchance s’est systématiquement abattue, tandis que son sublime équipier a toujours bénéficié d’une moule d’enfer et de combats rapprochés avec des cadors lui permettant de laisser penser que, peut-être, il serait leur égal ? Oui, voilà, donc c’est bien le même qui a tapé 7 fois sur 8 Alguersuari en qualifications à matériel égal, on parle bien du même. Bon, c’est une Red Bull bis, n’est-ce pas, dès lors certains raisonnements, pour incompréhensibles qu’ils soient, étonnent nettement moins. Au passage, Buemi est le seul pilote qui soit parvenu à doubler Dieu proprement, comme quoi ce genre de chose existe, avec un peu de doigté. J’dis ça, j’dis rien.

 

Pour le reste, ne m’en veuillez pas, j’y ai vu encore moins d’intérêt. Toutefois, le fameux mur « Bienvenue au Quebec » n’aura choisi qu’un seul élu pour amuser la galerie, mais il l’aura choisi avec goût, puisqu’il s’agit de Kamui Kobayashi, KK pour les intimes de bel athlète dont on se demande s’il parviendra à venir à bout de De La Rosa, vieux et sans le sou, ce que n’importe quel pilote décent aurait fait dès sa première séance qualificative.

Publié dans Formula Ouane

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solar education package 05/09/2012 18:04

Bah alors plus de commentaires depuis 2010 ! C'est pas comme ça qu'on va réussir à le motivé Manu.

1815 26/05/2011 17:47


ben alors manu, ca t'inspire pas les ailerons somfy? :d


Christophe Labranque 20/11/2010 20:10


P'tin, on a pas eu droit à un article depuis juin, c'est quoi ce bordel ?!

Bougez vous le cul !


zavé vu 06/10/2010 14:09


On attend...


savatt de plomb 28/09/2010 22:04


c'est quoi ce site tout pourris d'jaques ???

fini les année 70 ! lâche

un billet a un jeune compétant , et fait nous un site digne de ton palmarès ... toujours aussi comique ce site ...