Vive le Québec libre!

Publié le par Ouais_supère

Oui, libérez le Québec, franchement, en F1 on n’en peut plus. Non contents de nous imposer à intervalle de temps régulier (tous les vingt ans à peu près, mais c’est déjà trop) de gros bourrins consanguins autoproclamés « pilotes », qui en plus de porter le même nom, se révèlent aussi doués pour surfaire leur légende que rapides à se mettre au tas, voilà des années que l’on nous inflige un circuit à la piste chaque saison plus déliquescente et qui pousse le vice jusqu’à porter elle aussi ce putain de même nom que les bourrins sus évoqués.

Oh, c’est un joli circuit. Vu d’hélicoptère. Y a de l’eau, on peut se baigner, y a du vert, des jolis bateaux, ça, pour sûr ça rend bien, à la TV. Mais, problème, le bitume ne survivrait pas à l’usure provoquée par le passage de quatre marmottes anorexiques. Et pourtant, on persiste à y poser dessus une grosse poignée de bolides en surchauffe chaque année (notez les efforts des instances dirigeantes, en ce sens qu’afin de limiter les contraintes sur ce circuit elles ont rendu la discipline tellement hors de prix qu’un grand maximum de 10 multinationales omnipotentes peut s’y offrir deux voitures chacune). Mais enfin, lorsque même un bœuf à lunette habitué à rouler sur des champs de mines chez ces bouseux de mémèreloques (oui oui, Bourdais) déclare qu’il n’a jamais vu une piste en un tel état, il y a des questions à se poser !

Des solutions ? Les organisateurs en ont trouvé une, pour sauver la face et leur grand prix : du béton à prise rapide. Ou comment colmater la coque d’un sous-marin en plongée au scotch double face.

Point positif ? Il en est un, majeur : si, comme les présomptions les plus plausibles semblent l’affirmer, la course stoppe au bout de dix tours pour cause de piste impraticable, ou simplement parce qu’aucun de ces vingt guignols qui osent prétendre faire le même métier que Fangio ou Ascari n’est parvenu à maintenir sa voiture sur cette béchamel au bitume, on se dirige vers le discrédit total du continent Nord Américain, après la catastrophe Indy 2005 dont on rit encore dans les tribus les plus reculées de Papouasie. Débarrassée de ce interminables (surtout minables) dy-nases-ties où chaque rejeton de coureur automobile semble plus dégénéré que son papa, débarrassée des ploucards qui osent appeler « pilotage » le fait de maintenir leur volant tourné vers la gauche sur plus d’une centaine de tours, sur des ovales où un gamin de quatre ans refuserait d’aller faire du tricycle, la F1 pourrait envisager de partir enfin sur des bases plus saines.

Publié dans Formula Ouane

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bertrand 12/06/2008 17:15

Chez les Terrence et Philipp c'est des Castors pas des marmottes... CAstor comme CAnada non?
Enfin bon, je crois.

Ouais_supère 12/06/2008 06:32

C'était un castor?
Sur un forum, on a eu une âpre discussion pour savoir si les bestioles que l'on voyait sur les photos du GP étaient des marmottes ou des loutres. On s'en est déjà pas sorti.
Mais si en plus tu dis qu'il y avait des castors, là moi j'abandonne.

Ricardo Paletti a paumé ses lunettes 11/06/2008 20:06

J'ai adoré la vision fugace de ce pauvre castor, même pas junior, éclaté comme un chinois sous son école, après le virage "Bienvenue chez les ploucs" (ou au Québec, ce qui revient au même).
Le politiquement correct en vient à nous enlever tout ce qu'il y a d'amusant.
Je suppose que lorsque la suspension de David l'enverra une 3e fois dans le décor (dans le raidillon, faut respecter ses classiques) on aura même pas droit aux morceaux de jambes sur la piste, au crâne défoncé, bref à tout ce qui fait la joie du spectateur de base d'un film de Luc Besson. Sale époque. Donnely, Peterson, Paletti (oui, moi, en 1982 à Montréal... regardez Youtube, bande d'ignards) ou Tom Pryce décapité, ça c'est de la course auto. Maintenant, on peut même plus s'amuser avec un castor.
'tain....

Mirage 08/06/2008 22:24

1 - BMW X5
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3 - Koleos
4 - Land cruiser

Tu m'étonne que Ferrari est rien fait ce vik end